Le monde de Juju

08 septembre 2006

Des vacances Ju'niales, Tome 3.

Nous voilà déjà début septembre, mon exil a pris fin. A nouveau dans mon Chémwa, je profite des derniers jours de soleil, la peau dorée (si si, quand on regarde bien, on voit une différence... bon ok, la méthode Coué ne fonctionne pas pour tout). Grosbisou, crevé par ces longues vacances à deux, passe ses journées à dormir, accollé à mon sumo de chat.

Après avoir fini totalement crevettisée lors de mon bain de soleil ensommeillé avec Marc, j'ai passé quelques jours au frais, biafinée, à l'hôtel, profitant de la piscine et des jardins reservés aux vip (... et aux Julies). A force de cotoyer les mêmes visages j'ai fini par copiner avec une autre célib' en bougeotte, Miss Brune. A force de proximité transatique, de prêt de crème solaire et mattage de Maître Nageur, une amitié ponctuelle, et pourtant rapidement très complice, naît.

Et Ô combien il peut être rassurant de croiser quelqu'un aussi célib' que soi et reflettant dans ses plus beaux apparâts la joliesse de l'épanouissement. Prétextant une allergie aux grains de sable, elle ne décidera finalement d'accepter mes propositions de retour à la plage qu'après plusieurs jours. Mon petit doigt me dit qu'elle ne souhaitait pas vraiment passer son après-midi à mater des couples heureux, sains, bronzés et sensualisés par la langueur des vacances batifolant dans les vagues... Et elle n'avait pas tort. Mais vaille que vaille, voici la petite troupe (Brune, Grosbisou et moi-même) qui débarque sur la plage. Refroidie (je ne suis pas sure que l'adjectif soit tout à fait approprié) par mes coups de soleil préccédents (et à peine guérissants), je me munis d'un bob pastis déniché au bar de la plage, je me sabre le ventre d'un parasol fleuri délavé, me biafine le nez et les épaules et essaie d'assumer tant bien que mal mon allure de Kéké.

Brune quant à elle ondule dans une robe qui me liquéfie d'envie, la peau tout à fait accoutumée aux agressions du soleil. L'après-midi défilera à une vitesse d'enfer, entre fous rires et papotage, passage de tests divers et variés tirés de nos must-read en sirotant des jus de fruits. Et c'est après avoir reçu quelques flyers fluo vendant des soirées toutes plus branchées et vipisées les unes que les autres que nous arrêtons notre choix sur une fête organisée dans la ville voisine. C'est ainsi qu'en début de soirée, la porte d'entrée de l'hôtel vomit deux énergumènes parés d'un sourire magistral. A peine le temps de choisir méticuleusement deux jolies fleurs dans les massifs entourant la bâtisse que nous torsaderons dans nos cheveux, et nous trottinons jusqu'à la voiture de Brune.

70 km plus tard, nous voilà enfoncées dans des banquettes moelleuses, une Margharita frappée dans la main. La musique est chaude et enlaçante, les personnes présentes sont souriantes, avenantes et amicales, la soirée se promet d'être bonne. Un groupe de vingt-ans-et-des-poussières nous invite à nous joindre à eux, et après plusieurs verres et quelques discussions enflammées, Brune se tourne vers moi et me susurre d'une haleine très alcoolisée "le brun d'en face... il est pour moi!". Cin d'oeil. Un sourire Colgate et une assurance trop marquée, je ne comptais pas faire figure de concurrente.

Après 30 minutes de frotti-frottas avec Brun, Brune file discrètement se rafraîchir. Profitant de cet instant de pause, je me dirige vers l'homme convoité et lui souffle que Brune est "un brin" éméchée et qu'il serait peu galant de sa part d'en profiter. Heureusement, notre Brun de papier glacé l'avait remarqué et avait l'intelligence de ne pas souhaiter en abuser. Voilà une bonne chose. Je rejoins la table de festoiement, tout de suite plus légère. Finissant par m'ennuyer et par fatiguer, voyant la soirée grignotter l'aube, je balaie l'établissement du regard... Point de Brune. Je me décide à questionner mes convives, rien. Je me dirige alors vers le barman au regard afsfuté, et apprend rapidement la triste nouvelle : La jolie brune? Elle est partie en furie tout à l'heure, je crois qu'elle était dégoutée que tu essaies de draguer son copain.

*Moment de solitude*

Un malentendu, et me voici seule et loin de l'hôtel, sachant Brune sur la route. Et là, la Juju n'est pas rassurée. Ayant perçu le vent de panique qui m'a effleuré, Brun finira par me ramener à mon point de départ, aussi désolé que moi de la tournure des évènements.

Le lendemain, espérant régler cette histoire, je me rends à notre Q.G. : la piscine. Personne. Je me renseigne auprès du Concierge et me voilà encore déconfite, Brune a plié bagages et est repartie. J'ai finalement passé mes dernières journées seule, culpabilisée et froissée.

Et finlement je ne suis pas fâchée d'être rentrée et de retrouver les bonnes vieilles têtes qui me font confiance et me sécurisent. Je ne pense pas que j'oublierai Brune de sitôt, elle et son allergie aux grains de sable qui m'avait valu de boire plus d'une tasse chlorée dans la piscine de l'hôtel, victime d'un fou rire irréprécible en écoutant religieusement ses arguments.

Bien qu'ils soient souvent de passage dans notre vie, ces liens éphémères ne font que renforcer mes vieilles amitiés datant de l'époque collège-Wonderwall-Caterpillar. Et je suis sure que Grosbisou la regrette un peu aussi, il n'y avait qu'elle pour réussir à lui faire passer le test "Quel est votre homme idéal ? ". Qui sait, peut-être lirons-nous à 3 les résultats l'été prochain... Sur le transat' de la piscine, promis.

3 Comments:

Blogger Dju said...

C'est triste, cette histoire. Même s'il était à peu près évident que la fin des vacances allait signer votre séparation, ça fait toujours un peu mal de se quitter sur ce genre de malentendus. Puis bon, même en boule, ce ne fut pas très sympa de sa part de t'abandonner à 70 bornes de l'hôtel...

Au fait, désolé d'être le premier à poster ^^'

15:19  
Blogger CarrieB said...

C'est vrai qu'elle est tristoune ton histoire, et c'est pour ça qu'entre amis normalement y a pas de malentendus et la communication ça compte!
Bon, là c'est vrai que vous vous connaissiez pas depuis longtemps alors ça peut se comprendre, si elle se pose en concurrente plutôt qu'en amie...

01:48  
Anonymous christ said...

Tu m'excusera, mais perso, je comprends Brune! Déja, elle se fait ch*** a boire pour avoir les coronnes d'aller draguer un brun et pas finir seule pour sa dernière nuit d'hotel et quand ,enfin, elle sent qu elle va conclure, tu culpabilise le god (non, non, c'est pas de l'anglais..) en question au nom de son état éthilique avancée!
alors franchement, quitte a lui casser son coup, tu aurais ,au moins, pu en profiter..du brun!
...amicalement,christ

20:37  

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